La nature en ville; préserver notre bien commun

110 hectares, sur les 570 de notre commune, sont des espaces verts et boisés, classés par typologies. Ils font l’objet de soins attentionnés et différenciés de la part  des  jardiniers municipaux. Prairies, massifs fleuris, arbres, eau…  Des ressources naturelles à préserver précieusement.

Dans un souci de protection du patrimoine végétal, des ressources naturelles et de lutte contre le gaspillage, le service Environnement a procédé aux inventaires des arbres d’alignements, des arbres dits «  remarquables  », ainsi qu’à l’audit du système d’arrosage intégré. Autant de données utiles pour planifier les interventions et faire des économies.

Chaque espace vert et boisé est classé par typologies (terre-pleins centraux de voies, parcs, squares) et reçoit un entretien adapté, tenant compte de son emplacement, de son usage, de son intérêt patrimonial et biologique.

1500 arbres d’alignement auscultés et répertoriés

«  L’arbre est un élément essentiel du cadre de vie. Mais pour bien le gérer, il faut commencer par bien le connaître  », souligne Julien Briton, responsable du service Espaces verts – Environnement. De mai à décembre 2016, l’agent jardinier paysagiste, Aurélie Lopez, a sillonné la ville. «  J’ai diagnostiqué et cartographié 1500 arbres le long des alignements urbains et piétonniers. Lors de ce référencement j’ai noté leur état sanitaire, évalué les espèces qui s’adaptent le mieux au milieu urbain. Grâce à ces données, nous pouvons planifier le remplacement d’arbres malades ou morts sur plusieurs années.  » Mais rassurez-vous, ce patrimoine arboricole est en très bonne santé, et les piétons, en sécurité.

60 arbres à contempler

Connaissez-vous le séquoia monumental du parc du Loret  ? «  Nous comptons 60 arbres remarquables, poursuit Aurélie Lopez, notables pour leur rareté, leur forme, leur âge. De très vieux buis dans le parc du Cypressat, les grands cèdres de l’avenue Pierre Brossolette, des chênes et des tilleuls à Palmer… Une partie était déjà référencée et valorisée par des QR codes. Dans les prochains mois, nous allons généraliser leur identification sur le site Internet de la ville. Certains individus vont même illustrer une communication sur ces fleurons du patrimoine végétal, menée par Bordeaux Métropole.  »

L’eau : un bien précieux à utiliser à bon escient

Aurélie Lopez a profité de sa mission pour vérifier l’état du réseau d’arrosage intégré. «  Grâce à ce référencement technique (types de tuyaux, vannes, programmateurs), les interventions gagnent en efficacité  », commente Julien Briton. « Et en cas de fuite, nous pouvons rapidement agir et limiter le gaspillage.  »

L’arrosage intégré irrigue pelouses et massifs de fleurs avec modération. « Et sur certaines voies, nous avons remplacé les fleurissement annuels par des plantes vivaces. », ajoute Julien Briton. «  Toutefois, certains lieux emblématiques de la ville restent fleuris de massifs saisonniers.  Nous avons banni l’arrosage aérien des pelouses et nous utilisons des goutte-à-goutte qui amènent l’eau au plus près de la racine.  »

Grâce à ces bonnes pratiques, 17 % d’économies d’eau ont été réalisées entre 2014 et 2015.

Une gestion différenciée, adaptée  à chaque espace  

« Prenons  les terre-pleins. Avenue Cassagne, ils sont traités de façon paysagère, avec du fleurissement, une tonte régulière, un gazon maintenu très court. L’avenue étant très passante, ces terre-pleins ont un rôle de représentation, ils reflètent l’image de la ville. Sur la place Clémenceau, plus vaste et moins fréquentée, la tonte est moins soutenue, l’herbe laissée au pied des arbres. On y encourage la biodiversité. Nous sommes pourtant sur une même typologie – un accompagnement de voie – mais les intérêts diffèrent…  » détaille Julien Briton.

L’exemple du parc Palmer : une mosaïque d’espaces diversifiés

Julien Briton mène la visite. «  A l’entrée du parc, le visiteur est accueilli par un jardin paysager, composé de palmiers et de massifs fleuris. Cette partie exige un entretien maîtrisé, régulier. Sous les platanes, les pelouses invitent aux activités familiales. Le gazon est donc tondu très court.

A l’arrière du château, l’herbe de la clairière est plus haute de quatre centimètres. Ca ne paraît pas énorme, mais pour la biodiversité, ça fait une sacrée différence !  Côté Tranchère, nous fauchons la prairie naturelle deux fois par an. Elle est est peuplée d’une multitude d’insectes et de petits animaux. Le sous-bois, quant à lui se régénère seul. Lorsque nous avons à sécuriser un chemin, nous y laissons les tronçons de bois. Ils deviennent un garde-manger pour les insectes xylophages qui y accomplissent leur cycle de vie, et épargnent ainsi les arbres sains.  Pour un même lieu, nous avons différents entretiens, pensés en fonction des usages des visiteurs ou de l’utilité environnementale. »

Avec la gestion différenciée, le végétal retrouve toute sa place dans une diversité d’espaces travaillés, champêtres ou laissés au naturel.

Tontes moins fréquentes, économies de carburant, baisse de rejets polluants, la gestion différenciée est une pratique vertueuse qui, s’ajoutant au bannissement des produits chimiques, participe à une nouvelle qualité de vie en ville.

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