Le jury des Villes et villages fleuris est passé par ici

Le Jury du label Villes et Villages fleuris commence sa visite de Cenon

A  la fin des vacances estivales, alors que la chaleur et le soleil étaient lourdement présents, le jury des Villes et Villages fleuris était accueilli en mairie. Objectif de la journée, passer le grand oral et montrer l’évolution positive et durable de la politique environnementale de Cenon. J’y étais, j’ai suivi la délégation tout le long du circuit et j’ai rencontré de nombreux acteurs engagés aux côtés de la ville dans la démarche de labellisation.

Depuis 9 années, Cenon arbore fièrement ses 2 fleurs, preuve de son attention portée à ses espaces verts  et au cadre de vie de ses habitants. En 2015, la municipalité a décidé de passer un cap en s’engageant dans une démarche d’amélioration de ses pratiques d’entretien et de gestion durable de son territoire.  La récompense visée? Entrer dans  le cercle plus restreint des communes labellisées 3 fleurs.

 

 

1- Avoir le sens de l’accueil

Ce 31 août donc, la délégation Villes et villages fleuris est arrivée en début d’après midi. Les 4 membres* du jury ont été accueillis en salle des mariages par Jean François Egron, maire, Alain David, député de la Gironde, les adjoints à l’environnement et au cadre de vie, Bernard Trainaud et Anne Laouilleau, et le directeur général des services Michel Lawniczak. Pour planter le décor, la visite a débuté avec la projection de la vidéo de présentation « Respirez, vous êtes à Cenon« , qui  dévoile et expose les atouts et spécificités de la ville. Un préalable qui complétait l’exposé des motivations de la candidature de la ville, présenté conjointement par le maire et le député.

La délégation a ensuite entamé le parcours dessiné par Thierry Lafaye et Julien Briton, respectivement directeur adjoint des services techniques et responsable du service espaces verts. A pied pour commencer puis en bus, jury, élus et agents municipaux ont sillonné la ville. Depuis l’hôtel de ville jusqu’au complexe de tennis Francis Lafuente, la délégation a découvert une dizaine de sites emblématiques de la gestion environnementale pratiquée depuis 2015.

*Evelyne Cassan, chargée du label VVF en région, Marin Baudin, paysagiste conseil CAUE de la Creuse, Thierry Suire, responsable espaces vert à Passage d’Agen, et Frédérique Garcia, à Guéret

2- Penser durablement le choix des essences

  Sur le parvis de l'hötel de ville

Le premier arrêt était à quelques pas du point de départ, le parvis de la mairie étant idéal pour faire une démonstration des actions et savoir-faire municipaux.  » Les essences choisies sont en cohérence avec les plantations du parc des coteaux voisin, et le choix de pots et jardinières a permis de contourner les contraintes de profondeur imposées par le parvis câblé de réseaux sous terrain », explique Julien Briton.

3- Sensibiliser les plus jeunes à la préservation de l’environnement

En poursuivant le chemin à pied jusqu’à l’école Camille Maumey, nous avons rejoint 2 enseignants de l’école Camille Maumey. Chacun a expliqué le travail réalisé avec les élèves grâce au service environnement . L’aménagement de la voie Versproumy selon la technique des lasagnes, n’a fait qu’accélérer la volonté des équipes pédagogiques, de développer un projet environnemental au long cours. Aujourd’hui doté d’un jardin potager, labellisé E3D (éducation au développement durable) , l’établissement a l’intention de visiter et peut être nouer un partenariat avec le jardin partagé de Beausite.

4- Penser collectif avec les jardins partagés

Dans la parcelle collective des jardins partagés de Beausite

Le jardin partagé de Beausite c’est justement le prochain arrêt.  Dorothée Eisenbeis de l’association Place aux jardins explique au jury attentif la genèse du projet initié par le bailleur Clairsienne. « Cenon illustre la dynamique des jardins partagés, de nombreux acteurs (écoles, MDSI…) viennent nous voir ». Parcelles collectives et parcelles individuelles regorgent de fleurs, de fruits et de légumes qui ont vocation à être partagés au moment de la récolte. Le jury aurait discuté volontiers plus longtemps avec Alain, habitant jardinier de Beausite, mais le timing est serré et la visite doit se poursuivre.

5- Cesser l’utilisation des pesticides dans les cimetières

Un peu plus loin, un peu plus haut, le car nous dépose devant l’église et le cimetière Saint Romain. A peine passé le portail d’entrée, le jury est attiré par un panneau de gestion différenciée. Un parmi la vingtaine réalisée par les services municipaux de la régie et de la communication et implantée dans la ville. Ce n’est que dans un second temps que le jury découvre  le panorama à 180 degrés sur la Garonne et les ponts de Bordeaux. Mais le centre d’intérêt et le choix de ce point d’arrêt sont surtout motivés par l’inérêt que représente l’installation d’un gazon dans les allées. Fini les gravillons et les herbes folles, le cimetière bénéficie désormais d’un entretien sans pesticide. « C’est une pelouse confortable et bien entretenue, constate l’un des membres. « Certes elle nécessite un arrosage plus important, mais que l’on pallie grâce à des consommations réduites sur les nombreux massifs de vivaces dans la ville, moins gourmands en eau », explique Julien Briton.

6- Protéger le naturel dans les espaces ouverts au public

Présentation de la charte de gestion intercommunale avec B. Chambellan du GPV Bassens, Cenon Floirac, Lormont

A côté, nous faisons une nouvelle escale, au parc du Cypressat où Benjamin Chambellan, du GIP GPV (Bassens, Cenon, Floirac, Lormont) présente le parc des coteaux et la démarche engagée depuis 2014 pour développer une charte de gestion intercommunale. Avec comme corollaire la mutualisation des savoirs, l’adaptation et le développement de la formation, inhérents au  programme de La sagesse des jardiniers. En suivant, madame et monsieur Bié de l’association des Amis du patrimoine cenonnais ont rappelé leur rôle de « gardien » autant que de médiateur visant à veiller, faire connaître et partager les richesses naturelles du parc du Cypressat.

Monsieur Bié, au premier plan explique le travail de l'association les mais du patrimoine cenonnais.

7- Savoir utiliser la végétation en milieu urbain

Visite du jury Villes et villages fleuris

« Le long de l’avenue René Cassagne, en complément de la zone 30, nous taillons a minima les plantations des terre pleins. Cette mise en situation de la végétation crée un mur visuel qui joue un rôle dans la canalisation de la vitesse » indiquent les techniciens au jury. Le mur visuel peut aussi être très coloré et retenir les yeux par sa composition, comme c’est le cas sur le rond point de Jean Zay.

8- Soigner et préserver nos espaces

Aurélie Lopez, agent municipal explique se mission de recensement des arbres

Marin Baudin, membre du jury nous glisse à l’oreille : « la qualité du fleurissement c’est la cerise sur le gâteau. Ce qui est intéressant ici, c’est la réflexion globale sur le cadre de vie, c’est le respect porté aux êtres vivants. Je constate par exemple que vous ne passez pas le rotofil aux pieds des arbres ». Dans ce même objectif d’une attention accrue, les techniciens ont expliqué au jury le travail de recensement informatique des arbres d’alignement et des arbres notables mené sur plusieurs mois. Près de 1000 sujets sont aujourd’hui cartographiés et identifiés, leur suivi est facilité et enregistré.

8- Engager une dynamique collective

Jean Louis Lefevre de l'ASPHCTout au long du circuit, le jury a donc rencontré les partenaires (associations, enseignants, habitants…) de la démarche de labellisation.

Et parfois, la délégation en a pris en route, à l’instar de monsieur Lefevre qui a détaillé les missions de  l’ASPHC**, son action durable et responsable sur les espaces privés accessibles au public. Par exemple, « en déployant des nichoirs dont 85% sont aujourd’hui occupés », avec une forte présence de mésanges bleues, de fidèles partenaires des jardiniers.

** ASPHC : association syndicale des propriétaires du haut Cenon

 

M. Lawniczak, DGS explique les bienfaits d'une démarche transversale

Après plus de 2 heures de visite par 40°, la délégation a fini son parcours dans la fraicheur du nouveau complexe de tennis Francis Lafuente. Le maire Jean François Egron et le directeur général des services Michel Lawniczak ont conclu la visite du jury par quelques mots. Le DGS en précisant les vertus d’une telle démarche. « Au delà des services techniques, les directions éducation, informatique, urbanisme, sport, gestion urbaine de proximité notamment, ont été largement parties prenantes. La communication a permis de structurer la démarche à travers ses supports.  La démarche et les enjeux procèdent d’une culture commune qui installe une solidarité entre les équipes ». Le maire, a pour sa part argumenter sur les choix (choix de plantations vivaces et locales, pratiques alternatives aux produits chimiques, fauche tardive et respect de la biodiversité) , en résumant les actions, en rappelant la cohérence de la démarche.  « L’obtention de la 3ème fleur serait une belle reconnaissance pour la poulation cenonnaise et un engagement à poursuivre la démarche engagée ».

10- Aimer les challenges

Avant de partir vers de nouvelles visites, et de nouveaux circuits en Nouvelle Aquitaine, le jury a laissé entendre que sa visite avait été  « argumentée et pleine de surprises ». Verdict attendu courant octobre novembre.

La délégation pose sur le parvis Tranchère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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