Slameurs en herbe au festival des lycéens !

Le 17 mai dernier, en me baladant, avec mon pote Thiombé, aux abords du Parc Palmer, j’ai été intriguée par le nombre de jeunes présents dans le parc. En fait, c’était la deuxième édition du Nouveau Festival des Lycéens. Et cela tombait bien !  Avec Thiombé, son i.caméscope en main, nous allons vous faire découvrir nos slameurs en herbe : Manon, Esteban, Aurélie, Laura, Jamil,  Georges et Théo.

« Monde dystopique »

Estaban, Aurélie et Laura, élèves en CAP coiffure, font respectivement du Rap et de la musique classique. Dans 2 couplets et 2 refrains, ils revendiquent un un monde meilleur pour les enfants.

« J’accuse »
Loin d’être le « j’accuse » du célèbre écrivain Victor Hugo, celui de Manon, élève au Lycée professionnel La Morlette, est en slam. Elle exprime son indignation de voir le monde qui s’autodétruit. Extrait…

« J’accuse, l’homme de n’avoir réussi qu’à semer le mal,
J’accuse, le bonheur et l’espoir de s’être fait la malle (…), 
j’accuse, la race humaine et ce monde je demande plus d’amour plus de respect et plus d’estime,
j’accuse, les gens de ne jurer que par l’apparence physique, dans ce monde plus rien ne semble magique,
j’accuse, la pauvreté de ronger chaque jour un peu plus l’Afrique mais sur leur dos on fait toujours du fric,
j’accuse, et je dénonce une peine de mort encore appliquée en 2007,bordel je veux que ça s’arrête la bêtise est devenue notre unique et seule facette.
J’accuse, la politique d’avoir les mêmes fondements que le poker, un jeu de dupe et de menteur toujours trop gros et ça fait peur
j’accuse sans raison ce que j’ai pu entendre ou j’ai pu voir, rien nous éclaire on sombre dans le noir
J’accuse, toutes ses tunes gaspillées dans l’aérospatial, pendant qu’ici on continue de crever la dalle (…),
j’accuse, l’industrie et ses usines de polluer le monde et d’avoir déréglé la météo.
J’accuse le diable d’être responsable de la mort des êtres chers
C’est bien trop triste je le ressens dans ma chair malheureusement pour nous le monde idéal de n’est qu’utopie alors réfléchis »

La LEÇON de Jamil

Après avoir participé au lancement du Printemps des poètes à la salle Simone Signoret à Cenon, Jamil est remonté sur la scène du Festival des Lycéens pour y donner une leçon. Voici quelques extraits de son texte …
« Je ne veux pas devenir une légende du rap,
Écoute moi tu comprendras ce qui s’passe, Dehors ça se kayasse,
On n’est pas au réal, vas- y fait moi la passe, Arrêter vos sons dégelasses
Un jour mets-toi à la page, Tu finiras comme un cornet de glace, Arrête tu t’es fait graille, J’vais tous vous éliminer avant de vous envoyer à la casse, Dans un 2 pièces à manger des conserves en boîtes,
Tu n’as toujours pas compris la combine,
Active ton cerveau active la turbine
Ce n’est pas un match sur Bein, Chez moi y’a pas de tune n’y d’auto tune
Mais pour toi je décrocherai la lune au pouvoir de ma plume,
Aucun refrain dans mes chansons quand tu prononces mon nom,
Faudrait peut-être que je passe à l’action, J’suis en pleine accélération
Sur la A4 c’est ma vocation, Je ne serai que spectateur de ton autodestruction
Penses tu que mon talent est une simulation, J’espère que tu comprends toute cette liaison ? Je te jure j’ai aucune limitation, j’espère que vous avez kiffé la leçon
Pendant que je rappe ma libération, Je reprends mon trône comme le roi Salomon (…) »

« Nous faisions des Free styles entre deux cours »
Théo et Georges, élèves de la section SPVL (Service de Proximité et Vie Locale), très attachés à Libourne, une ville, disent-ils, où ils ont grandi et appris le Slam et le Rap. Adeptes de Free styles  entre deux cours, ils voudraient voir un jour leur groupe musical, Starback, voler de ses propres ailes.

 

En alliant études et passions : le slam et le Rap, les élèves du Lycée des Métiers La Morlette ont eu une belle expérience hors du commun en se produisant devant d’autres collégiens.

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